7 mythes sur le sommeil

woman sleeping on white bed holding blue pillow

Photo de bruce mars sur Pexels.com

 

Le sommeil fait partie des 6 piliers principaux pour une bonne santé, avec l’alimentation, les exercices, les loisirs, la gestion du stress et la mentalité. Un sommeil réparateur aide l’organisme à réparer toutes les cellules et à fortifier le système immunitaire entre autres. Le sommeil est un remède très puissant qu’on sous-estime beaucoup. Et il existe pas mal de mythes qui l’entourent.

Mythe n° 1 : « Il faut dormir 8 heures par nuit pour être en bonne santé. »

Ni plus, ni moins. C’est la recommandation officielle. Tout le monde devrait dormir huit heures par nuit. Or, un élément, assez important, a été omis : nous n’avons pas tous hérité du même capital génétique…

Tout comme certaines personnes seront allergiques au pollen tandis que d’autres ne le seront pas, la qualité et la quantité de sommeil varient de personne en personne. Nos horloges biologiques internes, c’est-à-dire, le rythme circadien, ne sont pas « réglées » exactement de la même manière chez l’un ou chez l’autre. Sans oublier le besoin en sommeil qui diffère également. Donc, huit heures de sommeil ne conviendront pas à tout le monde. Et encore moins chez les nerveux et les insomniaques qui auront tendance à stresser plus puisqu’ils pensent que pour être en forme, il faut dormir exactement huit heures. Une pression supplémentaire inutile qui favorisera l’insomnie.

Mythe n°2 : « Dormir moins de 6 heures par nuit n’est pas un problème, je me sens en pleine forme. »

Encore une fois, une minorité d’individus pourra confirmer ce propos. En fait, il s’agit d’une mutation génétique rarissime qui leur permet de pouvoir dormir si peu. Mais vous ne faites peut-être pas partie de cette catégorie d’individus.

Il arrive aussi souvent que notre perception de la qualité de notre sommeil soit faussé.  Dans ce cas précis, on a l’impression d’être bien reposé malgré des nuits agitées alors qu’on ne l’est pas. Pour savoir si notre perception est juste, il suffit d’avoir des horaires de coucher et de réveil stables, d’avoir un sommeil de bonne qualité et de dormir au moins six heures par nuit.

Mythe n°3 : « Le sommeil diminue avec l’âge. »

Faux. En réalité, le besoin en sommeil change selon qu’on passe de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte. Mais arrivé au stade adulte et senior, il se peut qu’on dorme moins, non pas parce qu’on en a moins besoin, mais plutôt parce qu’on a plus de difficulté à dormir. À partir d’un certain âge, on rencontre souvent des problèmes de sommeil tels que l’insomnie, un sommeil non récupérateur, des difficultés à s’endormir, l’apnée du sommeil… Pourquoi ? Les raisons sont multiples : mauvaise alimentation, sédentarisme, stress, médicaments, des horaires instables…

Mythe n°4 : « Le sommeil, c’est une perte de temps. »

Certaines personnes veulent profiter de leurs journées au maximum et de ce fait, elles auront tendance à réduire leurs heures de sommeil. Être passionné, c’est bien, mais il faut comprendre que le sommeil est une étape obligatoire dans le fonctionnement de l’organisme. C’est une phase cruciale pour la santé physique et émotionnelle. Un sommeil de mauvaise qualité aura autant de répercussions négatives sur l’organisme qu’une mauvaise alimentation, ne l’oubliez pas. Donc, si vous voulez faire toutes vos activités sans endommager votre organisme, consacrez du temps pour bien dormir.

Mythe N°5 : « Faire des grasses matinées le week-end, c’est bon pour récupérer. »

Faux. Dès que l’horaire de coucher ou de réveil n’est pas respecté, il s’ensuit toute une série de réactions en chaîne dans l’organisme. On croit bien faire en se levant plus tard le dimanche par exemple, mais en faisant cela, vous vous infligez un décalage horaire comme si vous avez veillé tard le soir. Le sommeil se divise en plusieurs étapes. Et si vous loupez le stade 3 du sommeil profond parce que vous avez veillé tard, vous vous créez une dette. Et même si vous dormez plus longtemps la nuit suivante, vous ne ferez que rallonger l’étape du sommeil paradoxal, et non pas celui que vous avez loupé la nuit dernière, c’est-à-dire, le stade 3. Il faudra donc plusieurs nuits pour combler le déficit.   L’organisme va devoir s’adapter à cet exercice, ce qui est d’autant moins facile si vous le faites régulièrement. Les symptômes courants : insomnie du dimanche, mauvaise humeur, irritabilité, agitation, difficulté de concentration… Et même l’obésité* et le diabète**…

Mythe n°6 : « La dinde, le lait et le chocolat noir permettent de bien dormir. »

Ces trois aliments permettent à l’organisme de fabriquer des neurotransmetteurs facilitant la relaxation, tels que la sérotonine et la mélatonine. Toutefois, la dinde, le lait et le chocolat ne sont pas les seuls aliments dans cette catégorie. On y retrouve les œufs, les légumes verts, le fromage, les pâtes… Il y en a beaucoup.

Mais surtout, ce qu’il faut retenir, c’est que manger de ces aliments ne vous permettront pas de vous endormir. Ces aliments ne feront que vous détendre. En effet, il faudrait en ingérer des quantités astronomiques pour qu’ils puissent agir comme des somnifères. Par exemple, en ce qui concerne la dinde, il faudrait en absorber deux kilos pour vous endormir complètement.

Mythe n°7 : « On doit faire des siestes car c’est bon pour la santé. »

En partie oui. Car encore une fois, tout dépend de l’individu en question. De nombreuses études scientifiques suggèrent qu’il est bon de faire des siestes de 20 minutes maximum, voire moins tous les jours. Une sieste au travail est une idée de plus en plus répandue dans le monde des entreprises. Mais voilà. Il existe des individus pour qui la sieste ne ferait qu’empirer les choses. C’est surtout le cas pour les personnes ayant du mal à s’endormir la nuit, tels que les insomniaques, les personnes dont le besoin de sommeil est moindre, les lève-tôt, les personnes sensibles à la lumière et au bruit…

Conclusion

Nous sommes tous différents. Nos horaires et nos besoins de sommeils varient d’individus en individus. Les experts du sommeil ont toutefois réussi à regrouper les individus partageant des similitudes concernant le sommeil en plusieurs groupes chacun selon sa méthode. Tous les experts s’accordent à dire que le sommeil est indispensable. Mais la société actuelle nous pousse à sous-estimer son pouvoir.

Ainsi, on s’imagine qu’avec du café, du red bull, un peu de médicaments par ci par là vont nous aider à pouvoir rester éveillé. En faisant cela, vous ne faites que dérégler votre horloge biologique interne. Par conséquence, vous vous infligez un décalage horaire, ce qui perturbe toutes les fonctions de votre organisme, elles-mêmes ayant toutes chacune leurs horloges, mais aussi étant basées sur l’horloge « principale », le rythme circadien. Concrètement, il en résulte de la difficulté de concentration, une créativité en baisse, une mauvaise gestion du stress, le fog ou brouillard, la difficulté d’apprentissage, d’adaptation… Et pire encore, des accidents… Alors, chouchoutez votre sommeil, et vous irez mieux.

*T.Roenneberg, K.V.Allebrandt, et al., « Social Jetlag and Obesity », Current Biology, May 2012
** Michael Parsons et al., « Social Jetlag, Obesity and Metabolic Disorder: Investigation in a Cohort Study », International Journal of Obesity, January 2015

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